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PES 2020 ou FIFA 20 ? Qui gagnera la bataille ?

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Chaque année, c’est toujours la même chose. A toutes les rentrées, les sorties annuelles de FIFA et PES divisent pratiquement tous les amateurs de jeux vidéo et de simulations footballistiques. Alors qui aura le dernier mot cette saison ? Que faut-il attendre de PES 2020 et de FIFA 20 ? La licence japonaise aura-t-elle enfin su rattraper son retard face à son éternel rival canadien ? Réponse dans les quelques lignes qui vont suivre !

FIFA vs PES : une guéguerre qui dure depuis bien longtemps

Jamais deux grandes écoles de jeux vidéo ne se seront autant tapés sur la gueule que FIFA et PES au cours de ces dernières années. C’est simple, en quasiment 20 ans d’existence, les deux géants du football virtuel seront passés par toutes les étapes et se seront infligés tour à tour différents K.O. qui auront plus ou moins fait évoluer leurs licences respectives. Et depuis le premier lancement de ISS pro dans les années 90 sur la super nintendo, PES et FIFA auront tous les deux dominés le marché pendant une période donnée, sans pour autant s’écarter totalement de la concurrence. Comme deux vieux ennemis qui ne peuvent pas vivre l’un sans l’autre, et qui ne cessent de se pousser mutuellement vers une innovation de plus en plus compliquée.

Les différentes périodes de règne de FIFA et de PES au cours de ces 20 dernières années :

  • De 1993 à 1998 : PES et FIFA se partagent tranquillement la scène, et aucun des deux ne prend vraiment l’ascendant sur l’autre. FIFA tire même le premier avec FIFA International Soccer sorti en 93, mais Konami réplique l’année suivante avec International Superstar Soccer. Les jeux sont une mini-révolution pour l’époque, et certains titres des deux licences ennemies deviendront très vite cultes. En 1997 International Superstar Soccer 64 de Konami fait rapidement la une, avec des joueurs parfaitement reconnaissables et un innovateur système de tirs aux buts. Réponse immédiate de FIFA avec En Route pour la Coupe du Monde 1998, titre fabuleux qui offre même la possibilité de faire des simulations dans la surface tout en proposant un mode futsal totalement dingue !
  • De 1999 à 2006 : Konami et PES s’envolent ! Dès le début du deuxième millénaire, FIFA va craquer. Electronics Arts doit renoncer aux simulations, aux plongeons anti fair play, et au mode futsal, sous la pression des plus hautes instances du football mondial. Une aubaine pour PES, qui détruit tout sur son passageISS Pro Evolution sorti en 99 devient vite un mythe des jeux de football virtuel, et la Ligue des Masters rend dingue tous les fans du jeu. Pendant ce temps la EA, avec FIFA 2000, ronge ses ongles, et l’arrivée de la Playstation 2 va encore un peu plus accentuer le règne de PES. Pro Evolution Soccer, est un indispensable pour tous les possesseurs de la console, et jusqu’en 2006 Konami ne va cesser de détruire son ennemi. PES 5 est excellent, et PES 6 devient même le bien culturel le plus vendu en France avec 1,6 millions d’exemplaires écoulés !!!
  • De 2007 à aujourd’hui : FIFA règne seul en maitre. Une énorme désillusion pour PES, qui rate totalement son entrée sur la PS3 cette année-là. Le jeu est trop rapide et perd tout son équilibre. Tout le contraire de FIFA, qui avec FIFA 08 remonte la pente. Une ascension qui va carrément durer, et ce jusqu’à aujourd’hui. A l’arrivée de la Ps4, le tout nouveau moteur de jeu de FIFA fait même des merveilles, et la licence japonaise semble bien loin de son concurrent qui se trouve littéralement au fond du trou. Il faudra carrément attendre les arrivées de PES 2018 et de PES 2019 pour enfin voir Konami remonter un peu dans les débats !

PES 2020 : beaucoup de bruits pour enfin un retour au premier plan ?

Alors après plus d’une décennie passée à se bouffer les doigts en regardant FIFA lui voler la vedette, PES peut-il enfin revenir sur le devant de la scène ? Un retour au premier plan, qui s’était déjà manifesté dans les précédents opus, avec des titres de plus en plus aboutis. Et pour cette saison 2019/2020, l’équipe de Konami a une nouvelle fois passé un palier de plus pour sortir un jeu (PES 2020 est disponible depuis le 10 Septembre) totalement convaincant.

Les nouveautés

  • Un tout nouveau nom. Terminé PES 2018 ou PES 2019, dorénavant PES devient « e-football PES 2020 ». Une nouvelle appellation qui en dit beaucoup plus sur la volonté de Konami de devenir une référence dans le domaine du e-sport.
  • PES a également mis la barre très haute avec l’intégration de nouvelles licences inédites pour la série. Konami a tout d’abord frappé très très très fort avec l’exclusivité dégainée pour la Juventus Turin. Le club italien (et de Cristiano Ronaldo) devient donc un partenaire exclusif de PES, et il disparait tout bonnement de chez l’éternel rival FIFA !!! Un énorme coup de massue dans le domaine du foot virtuelaccompagné par d’autres partenariats conclus avec des clubs historiques comme le Bayern Munich, Arsenal et Manchester United. Avec Barcelone ces dernières années, ces clubs mythiques deviennent donc la marque de fabrique de ce PES 2020. Et dans un marché ou les acheteurs de jeux de foot marchent surtout à l’affectif (qui va acheter un jeu de foot si son équipe favorite n’est pas sous-licence dedans ?!), PES 2020 a frappé un énorme coup ! Sans oublier le prochain Euro 2020, dont Konami a également chipé les droits et qui fera l’objet d’une extension gratuite en fin de saison…
  • L’autre nouveauté saisissante pour ce PES 2020, c’est ce gameplay incroyablement réaliste, avec notamment ce tout nouveau système de dribbles et de touché de balle. Pour cette nouvelle technique, Konami a carrément fait appel à Andres Iniesta, l’ancienne star du Barca et de l’Espagne. Ainsi, de nouvelles animations voient le jour, et les contrôles de balles et les mouvements des joueurs sont complètements réalistes ! La nouvelle fonction nommée « dribble en finesse » offre donc un panel important de choix pour le joueur dès la réception du ballon, ce qui peut s’avérer réellement efficace pour se sortir d’un tas de situations. Dans le même registre, les animations et toutes sortes de mouvements des joueurs ont été retravaillésLes appels de balles des joueurs atteignent un réalisme assez fou, et les animations sur le terrain rajoutent encore un peu plus de plaisir au jeu. Les contacts entre joueurs sont tout bonnement impressionnants, et voir un adversaire littéralement gueuler sur l’arbitre après une faute ou se vautrer lamentablement sur la pelouse après un coup au visage est un vice particulièrement jouissif.
  • Dans la continuité, PES propose un rendu graphique au summum de la perfection. Jamais un PES n’avait été aussi travaillé sur ce point-là, et le jeu est tout simplement magnifique. Les joueurs sous-licences sont parfaitement modélisés, l’ambiance dans les stades est incroyablement réaliste, et les pelouses et les lumières ont elles aussi fait l’objet de retouches très appréciables. Et que dire de la nouvelle caméra dynamique, qui reproduit à la perfection les angles de vues comme lors d’un match sur TV.

Ce qui n’a toujours pas changé

En revanche, malgré des ajouts bien plaisants et un réalisme au niveau du gameplay peut être jamais atteint dans la série, PES 2020 souffre toujours de certains mêmes défauts à vrai dire assez agaçants.

  • Ainsi les interfaces n’ont toujours pas été modifiés et sont toujours aussi moisis. Point faible des précédents opus, les menus sont donc toujours aussi compliqués et repoussants dans cette version 2020.
  • Le contenu est également trop peu garni pour espérer vraiment concurrencer FIFA. On le sait, PES a frappé un grand coup avec des partenariats exclusifs conclus cet été, mais la donne reste néanmoins trop faible. Uniquement la Ligue 1 et la Serie A parmi les grands championnats sont sous licences officielles, ce qui fait quand même un peu tâche comparé à l’ogre FIFA.
  • Enfin la Master League n’a connu que très peu de changements. Outre le fait de pouvoir dorénavant contrôler une légende comme Maradonna et malgré quelques nouveautés dans les dialogues, le mode carrière version Konami se fait toujours aussi vieux et aurait peut-être pu mériter de réelles innovations.

FIFA 20 : faire du neuf avec du vieux

Du côté d’Electronics Arts, le principal défi pour cette saison était avant tout de proposer un nouvel opus dans la lignée des précédents en offrant quelques nouveautés bien placées. Le jeu en version finale sortira officiellement le 27 Septembre, mais avec l’arrivée de la démo et avec la grosse com’ d’EA, il n’en fallait pas plus pour tout savoir sur ce prochain FIFA 20.

Les nouveautés

    • La principale nouveauté pour cet opus, c’est bien évidemment ce mode futsal avec Volta Football. Fifa fait donc un bond de 20 ans en arrière pour ré-embrasser ce mode, et tous les fans de la série se remémoreront leurs plus belles heures passées sur FIFA Street. Concrètement, avec Volta, FIFA fait le pari de miser sur un mode foot de rue pour dynamiser un titre qui se faisait un peu vieux sur les dernières années. Il sera possible de parcourir le mode en version histoire (avec un personnage que l’on aura préalablement créé) et en version en ligne avec n’importes quelles équipes du jeu.

      • Une nouvelle physique de balle est également au gout du jour avec ce nouveau FIFA. Terminé les ballons qui ne rebondissent pas et qui font des mouvements pas du tout réalistes, les mouvements et les trajectoires de la sphère ont été retravaillées pour un rendu le plus proche du réelle.
      • Du changement avec les coups de pieds arrêtés. Grande nouveauté là aussi, car tout le système a été revu. Maintenant il faut adroitement placer une cible qui bouge sans cesse à l’intérieur du but, tout en s’aidant du joystick droit pour mettre de l’effet à notre frappe.
      • Enfin cette nouvelle version met fin aux différents bugs du jeu précédent. Il n’est ainsi plus possible de marquer directement dès le rond central depuis un engagement, les dribbles ont été retravaillés, et toutes les frappes en une touche de balle qui finissaient trop facilement dans les filets adverses ont elles aussi été revues. ENFIN !!!

Ce qui n’a toujours pas changé

Le principal problème de FIFA réside bien évidemment dans la difficulté de proposer chaque année un titre novateur. Si sur la forme EA arrive à chaque fois à nous divertir, sur le fond, les changements sont quasiment inexistant.

      • Ainsi le gameplay ne diffère pas vraiment des opus précédents. A petites doses et par ci par là, quelques nouveautés sont bien présentes. Mais autant le dire tout de suite, cela ne casse pas trois pattes à un canard.
      • Le mode carrière lui ne profite que trop peu de certains ajouts. Là encore, quelques nouveautés en plus pouvaient faire leurs apparitions. Oui il sera maintenant possible de personnaliser son manager (ou sa manager) et de participer aux conférences de presses avec des réponses qui influeront plus ou moins sur le moral de vos troupes, mais pas grand-chose d’autre ne sera ajouté.

Ce qu’il faut retenir

Au final, malgré une saga qui ne propose plus grand-chose de novateur depuis quelques années, FIFA devrait une nouvelle fois être LA référence des simulations footballistiques cette saison. La communauté bénéficie d’un énorme travail de communication de la part d’EA, et on voit mal comment les utilisateurs réguliers du jeu pourraient chambouler leurs habitudes dès aujourd’hui en allant directement chez PES. Pourtant, et ce n’est un secret de polichinelle pour personne, le fossé entre les deux géants du foot virtuel s’est vraisemblablement réduit cette année. Et si la licence japonaise règle rapidement ses défauts qui la caractérisent depuis bien trop longtemps, alors le duel pourrait bien tourner à son avantage dans un futur proche. Car oui, si FIFA reste bien supérieur aujourd’hui, PES à lui fait beaucoup plus parler de lui pendant l’été. Ce qui est déjà une belle victoire en soi pour Konami ! 

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