[Test] Concrete Genie, l’exclusivité PS4 qui va vous redonner le sourire

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5 ans après avoir connu sa première entrée dans l’univers des jeux vidéos avec le titre Entwined sorti sur PS4 en 2014, Pixelopus est de nouveau sur le devant de la scène avec Concrete Genie, cette autre exclusivité Playstation qui devait proposer un gameplay novateur porté sur l’art et la créativité. Déjà annoncé en 2017, le petit jeu du limité studio appartenant à Sony Interactive Entertainment avait alors déferlé la chronique grâce à son univers tout aussi magique que chaotique. Des coups de pinceaux aux couleurs magnifiques et aux lignes merveilleuses pour lutter contre la noirceur ténébreuse de Denska (la ville du jeu), telle était donc la principale devise de Concrete Genie quand il s’est annoncé sur la plateforme. Nous avons eu le plaisir de tester le jeu, et nous répondons maintenant à la fameuse question que beaucoup de personnes se posent : que vaut vraiment ce Concrete Genie ?

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La bande annonce :

Denska, perdue entre les lumières et les ténèbres

Le jeu prend directement place à Denska, cette ville portuaire jadis soyeuse et éclatante, mais qui est aujourd’hui gangrenée par la noirceur d’une substance appelée « ténèbres », et qui se trouve donc désertée par l’ensemble de ses habitants. C’est ainsi, dans ce décor mi-chaotique et mi-ville fantôme, que Ash, un jeune garçon du coin, passe la plupart de son temps et puise l’inspiration nécéssaire pour dessiner des tas de choses dans son carnet. Les rues sont désertes, l’atmosphère de la petite bourgade est désolante et à vrai dire flippante (on apprendra au fil du jeu, à travers des morceaux de journaux ramassés, comment cela est arrivé), et seul un petit groupe d’enfants vagabonds et perturbateurs accompagne Ash dans ce périple. Marginal et artiste dans l’âme, Ash est cependant persécuté par ces enfants terribles qui trainent encore dans les artères délabrées de la citée. Et un beau jour, alors qu’il passe encore sa journée à gribouiller des tas de créatures imaginaires sur son calepin, le jeune Ash est coincé par le maudit groupe de gamin.

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Denska, auparavant éclatante, a laissé filer une bonne partie de son charme…

Ces derniers n’y vont pas de mains mortes, et son précieux carnet se retrouve en mille morceaux et les pages qui le composent s’envolent aux quatre coins de la ville ! Enragé, le groupe de voyous va encore plus loin et bloque notre petit artiste dans le téléphérique de la ville qui mène au phare. Et ce dernier serait apparement hanté par une étrange créature… C’est donc sur cette scène que nous nous retrouvons à contrôler Ash, et en poursuivant une page de son carnet dans le sous sol du phare, nous tombons sur une étrange créature lumineuse. Le garçon se rend vite compte que la créature est simplement le petit monstre qu’il avait l’habitude de griffonner sur ses feuilles, et ce dernier deviendra notre guide tout au long de l’aventure. En suivant la créature fantastique jusqu’au sommet de l’édifice, on apprend aussi que la matière noire-violette (les ténèbres) qui se propage dans la ville se répand très progressivement, et qu’il faut désormais la combattre. Ainsi, et c’est là la plus grande quête du jeu, Ash doit combattre cette matière en redonnant vie aux couleurs de la citée en peignant certains murs de la ville, grâce à son pinceau magique (que lui a préalablement donné le monstre).

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Quand Ash se retrouve bloqué dans le téléphérique, quelques secondes avant une étrange rencontre

Un gameplay original, une direction artistique fabuleuse et une narration exemplaire

Cette rencontre sur le plus haut sommet de la ville sera enfaite un important prologue pour découvrir tous les mécanismes de jeu de ce Concrete Genie. Dès lors, on se rend compte que l’essentiel du gameplay se centre sur les murs que Ash doit redonner vie à gros coups de pinceau magique. Pour y parvenir, Pixelopus nous offre ainsi un petit monde ouvert où l’on peut se balader à peu près partout. L’exploration devient alors un deuxième point intéressant du jeu, et il sera de ce fait possible de se balader fièrement dans les rues mais aussi sur les toits de la petite bourgade ! Sur ce point là, l’exploration reste très fluide et rappelle certains jeux de plate-forme. En montant sur les toits, sautant sur n’importe quel rebord ou en glissant carrément en façon tyrolienne sur les câbles de la ville, le jeu du studio californien prend alors subitement de l’intérêt. Mais le plus important reste bien évidemment les zones de la ville à recouvrir de peinture. Pour cela, Pixelopus nous laisse la plus grande liberté, et ceci est parfaitement jouissif. Le joueur crée ses propres peintures et dessine (avec le sixaxis de la manette) ses propres créatures, et le jeu prend tout son sens à cet instant !

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Les murs et les créatures sont entièrement personnalisables dans Concrete Genie

Dans la continuité, nous pouvons créer différentes créatures (appelées « génies ») qui pourront nous aider dans certaines situations. Un génie de feu brulera ainsi certains éléments qui nous bloquent, et un génie de vent ou d’électricité aura le même impact avec les éléments qui le caractérisent. Excellent dans sa direction artistique et mettant le joueur au défi avec sa créativité et son imagination, Concrete Genie est aussi ponctué par une narration et un scénario qui tiennent vraiment la route. Au fil du jeu, on en apprend ainsi beaucoup plus sur l’histoire des gamins perturbateurs et la destinée tragique de Denska. Reconduit à travers différents flashbacks sous formes de dessins animés, la narration de l’histoire nous plonge alors vraiment dans l’univers chaotique de la ville. Enfin, visuellement, Concrete Genie est tout simplement remarquable ! Chaque couleur, chaque coup de pinceau est magnifique et illumine la noirceur ténébreuse de Denska, et la bande son du titre nous plonge encore plus dans le travail fantastique et artistique de Ash. Les animations sont fluides, et tous les effets de mouvements se fondent à merveille dans la masse.

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La nuit, les peintures sont tout simplement magnifiques !

Un jeu trop répétitif et téléguidé

Pourtant, malgré ces qualités indéniablement remarquables, Concrete Genie pêche là où le gamer est peut être le plus pointilleux. En progressant dans l’aventure, on se rend ainsi compte que le jeu devient quelques fois beaucoup trop répétitif, et l’ennui fait parfois son apparition. Sans oublier que le jeu nous pousse dans certaines actions obligatoires, et qu’il nous lâche une impression d’être parfois téléguidé dans nos choix. Par exemple, les créatures exigent trop souvent de Ash des peintures particulières, comme des fleurs ou des arbres, sans quoi ils refusent d’avancer. Aussi, nous pouvons créer ces créatures qu’à quelques endroits précis, et cela interfère sur la liberté du titre. Dans la même logique, le jeu manque d’action et de phases avec un peu plus de réactivité et de compétitivité. Ash fuit constamment le groupe qui le persécute, et il faut attendre malheureusement la fin du jeu pour voir quelques affrontements bien mérités avec ces derniers et contres quelques créatures. Enfin, la durée de vie de l’épopée et très courte, et il faut compter au minimum 5h de jeu pour mettre sur le carreau l’histoire principale.

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Le jeu manque cruellement d’affrontements de ce type…

Conclusion

Avec son gameplay original, sa direction artistique parfaitement mise en scène et une histoire prenante qui tient la route, Concrete Genie est une bouffée d’air frais dans le domaine des exclusivités sur Playstation. Bien sur, le titre ne s’adresse pas aux forcenés en recherche constante d’action et de compétitivité. Le titre de Pixelopus met avant tout l’accent sur la créativité et l’art, et propose un titre qu’il faut savourer tranquillement avec une âme enfantine. Aussi, le studio californien pointe l’accent sur différents problèmes sociétaux, comme l’écologie et le harcèlement, pour finaliser un jeu non pas dénoué de sens.

Les points forts du jeu

  • sa réalisation artistique (visuel, bande sons)
  • son histoire et le scénario
  • le gameplay original
  • les personnages et l’ambiance particulière

Les points faibles du jeu

  • la durée de vie
  • le manque d’action
  • jeu parfois téléguidé
  • le sixaxis (reconnaissance de mouvement de la manette), difficile à prendre en main

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