[Test PS4] Death Stranding, le jeu de l’année ?

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Quelques jours après avoir testé Concrete Genie et son gameplay original à base de coups de pinceaux et de tonnes de peintures, me revoilà de nouveau propulsé dans l’univers d’un jeu vidéo étrangement dépaysant avec Death Stranding ! Dernière oeuvre en date du géant créateur Hideo Kojima, Death Stranding a pour rappel défrayé la chronique dès sa sortie en récoltant un nombre incalculable de critiques positives. Avec son scénario étonnamment mystérieux et décalé, son gameplay aussi bien complexe que controversé et son casting XXL, le jeu tout droit sorti de la tête du fondateur de Metal Gear Solid avait en effet de quoi faire parler ! Après quelques bonnes heures de jeu sur le titre et des dizaines de livraisons réalisées (la majeure partie du gameplay se concentre là-dessus), je suis donc en mesure de vous donner mes impressions sur cet opus. Accrochez-vous !

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La bande-annonce de lancement :

Death Stranding : un gameplay très étrange et complexe

“Autrefois, il y eut une explosion. De cette explosion naquit la vie et toute chose sur Terre. Puis, une autre explosion apporta la mort sur l’humanité”. C’est sur ces paroles pertinemment mystérieuses (sublimées par la voix française de Norman Reedus) que Death Stranding s’est ouvert à moi pour la toute première fois, dès les premières secondes de jeu. Un petit speech de découverte qui posait en réalité les bases de l’aventure que j’allais suivre dans Death Stranding. Nous sommes alors propulsés dans une époque futuriste (mais pas trop), où l’apocalypse a quasiment fait son apparition sur Terre. L’Amérique (et le monde entier) est complètement dévastée, des pluies diluviennes et corrosives (elles vieillissent tous les éléments) forcent les derniers habitants à se terrer sous terre dans des gigantesques bunkers, et pour couronner le tout, des créatures fantomatiques appelées « échoués » sèment la terreur dès qu’un courageux ose sortir son nez à l’extérieur.

Des immenses cratères jonchent le sol et font aussi leurs apparitions sous forme de mini-explosions atomiques (les néantisations) dès qu’un échoué emporte un vivant avec lui. Dans ce monde post-apocalyptique, le joueur prend donc le contrôle de Sam Porter Bridges, un livreur-porteur qui transporte toutes sortes de paquets à travers ce qu’il reste de l’Amérique. Incarné à la perfection par Norman Reedus, Sam est la copie conforme de « Daryl » dans The Walking Dead. Le garçon refuse catégoriquement tout contact avec les humains, est pratiquement anti-social et préfère vivre sa vie à l’écart de toutes sociétés, en se baladant à son gré dans la nature agressive de Death Stranding. Ainsi, après quelques minutes de jeu, Sam Porter apprend que sa mère, qui n’est autre que la présidente des Etats-Unis, va mourrir et qu’il doit continuer le travail de reconstruction qu’elle s’efforçait de mettre en place depuis le début de la catastrophe. Le livreur doit donc traverser l’Amérique d’Est en Ouest, en assurant des tonnes de livraisons et en re-connectant certaines parties de la map entre elles, notamment grâce à une technologie de communication appelée “réseau chiral”. Death Stranding se résume alors essentiellement à des livraisons et à des voyages d’un point A à un point B. Et sur la forme, le jeu de d’Hideo Kojima est donc assez surprenant.

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Sam Porter Bridges.

« L’important, ce n’est pas la destination, c’est le voyage »

Alors à quoi bon dépenser son argent pour un titre qui propose essentiellement de faire des livraisons, à l’instar d’un livreur Chronopost ? Et bien c’est justement là que Death Stranding prend tout son sens, car dans le fond, le jeu propose une diversification assez dense. Ainsi, chaque livraison que devra effectuer Sam est totalement différente de la dernière. Avec sa combinaison spéciale, le bonhomme peut alors charger ses paquets à sa guise sur son dos, et organiser comme bon lui semble sa déserte. Pourtant, si cela peut paraitre facile, livrer les précieuses marchandises peut vite devenir compliqué si on s’y prend mal dès le départ. J’ai ainsi perdu beaucoup de marchandises en route seulement parce que j’avais mal rangé les paquets sur le dos de Sam, et il faut constamment (à l’aide des gâchettes de la manette) assurer l’équilibre du porteur quand ce dernier n’arrive plus à tenir debout, à cause du poids des paquets ! Le jeu devient donc difficile, et le joueur comprend rapidement que livrer un simple colis n’est pas vraiment une partie de plaisir. Le décor et la carte du jeu est aussi une difficulté en plus que le joueur doit prendre en compte pendant ses déplacements.

Si Sam a la liberté de choisir ses trajets, en traversant des rivières ou en escaladant carrément des falaises, la topographie du terrain peut vite rendre une mission périlleuse, et le scanner placé sur l’épaule du livreur est alors d’une aide très importante. On peut aussi s’aider de plusieurs équipements, comme des échelles et des cordes, pour accéder plus facilement à telle ou telle zone, ce qui donne une certaine liberté au jeu qui est parfaitement appréciable. Aussi, il faut faire attention à la météo et à la pluie qui détruit tout sur son passage. Et dans la continuité, Sam doit constamment éviter ces « fameux échoués », ces monstres fantomatiques vraiment flippant qui capturent toute vie humaine. Pour les détecter, le livreur possède d’ailleurs un petit « foetus » placé dans une capsule qui détecte ces satanés échoués. Le BB (de son appellation : « brise brouillard ») cri et pleure alors comme un acharné dès qu’il détecte les monstres. S’enclenche alors une mini séquence stressante et terrifiante, où Sam doit retenir sa respiration et se déplacer sans bruit pour sortir de la zone des échoués.

Des séquences de jeu vraiment surprenantes et stressantes, accentuées à merveille par les cris dingues du petit foetus (j’ai même du couper le son à un moment du jeu, trop harcelé par les échoués et trop mal à l’aise par rapport aux cris du BB !). Death Stranding offre donc de multiples situations, et dans notre périple il sera également possible d’effectuer des phases d’infiltrations et de quelques combats. En effet, des anciens livreurs devenus complètement fous pullulent la carte (ils sont appelés : les mules), et une rencontre avec ces individus dégénèrera rapidement. Par la suite, Sam dispose aussi d’un arsenal de véhicules assez variés, et il sera possible de se déplacer à moto ou en voiture, notamment pour transporter de très grosses cargaisons.

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Plusieurs véhicules sont utilisables dans Death Stranding.

Une réalisation artistique tout simplement grandiose

Coté réalisation, Death Stranding est tout simplement époustouflant. Les décors sont magnifiques et soignés, et le moteur de jeu propose un rendu exceptionnel. La nature, bien que dépourvue d’animaux et de vie, est d’une beauté sans faille, et les visages des personnages sont incroyablement réalistes. Sur le visage de Sam Porter, par exemple, chaque poil et chaque imperfection de la peau est visible ! Les personnages justement, sont eux incarnés par un casting XXL en coulisses. Ainsi, outre Norman Reedus dans le rôle du fameux Sam, Mads Mikkelsen, Lea Seydoux ou encore Guillermo Del Toro sont aussi présents dans l’histoire. La narration du scénario est d’ailleurs vachement réussie, et l’histoire défile à merveille et comme un fil sous nos yeux. Le jeu propose d’ailleurs de très longues cinématiques (de plusieurs dizaines de minutes quelques fois !), et le titre prend alors des allures d’un blockbuster hollywoodien. Enfin, la bande son de Death Stranding est elle aussi à couper le souffle, et certaines musiques qui s’enclenchent automatiquement lors des livraisons viennent finaliser un jeu parfaitement réalisé.

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Oui, ceci est un jeu vidéo !

Une expérience sociale unique

Pour terminer, il ne me reste plus qu’à décrire la plus importante fonction de Death Stranding, car le titre d’Hideo Kojima propose une sorte de lien en multijoueurs qui révolutionne l’univers des jeux vidéos. Vous ne verrez aucun autre player dans le jeu, mais chaque gamer peut laisser ses « réalisations » sur la map pour aider tous les autres joueurs de la planète, et ainsi créer une petite communauté qui s’entraide dans cet univers post apocalyptique. Par exemple, au cours de l’histoire, il sera possible de construire des routes, des ponts ou encore des tours de guets pour faciliter nos livraisons. Et ces dernières restent alors visibles pour tous les autres joueurs, qui peuvent alors s’en servir pour faciliter à leur tour les livraisons. Un vrai système d’entraide qui est bonifié par des likes qu’on peut distribuer à chacune des installations, et qui feront progresser entre autres le joueur.

Mais cette idée va encore plus loin et dépasse la simple entraide au sein d’un jeu vidéo. Hideo Kojima va ainsi plus loin et propose une vraie réflexion sur le thème de la terre et de la nature. Est-il vraiment nécéssaire de construire à tout vas et dénaturer ainsi un si bel espace comme le propose Death Stranding ? Obnubilé par la nature magnifique de Death Stranding, j’ai ainsi à plusieurs reprises désinstallé et démonté plusieurs installations d’autres gamer, tout simplement pour préserver un petit peu plus l’environnement merveilleux de la carte. Une réflexion parfaitement à l’actualité de notre civilisation, où les problèmes écologiques et environnementaux font la une dans tous les coins du globe.

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La nature est tout simplement magnifique dans Death Stranding.

Conclusion

Outre son gameplay original et sa réalisation artistique phénoménale, Death Stranding va donc plus loin qu’un simple jeu vidéo, et propose ainsi une vraie réflexion sur le monde que l’on connait. Pour le reste, le jeu est bel et bien réussi, et s’il peut paraitre parfois répétitif, il reste tout de même l’une des meilleures réalisations qui a vu le jour au cours de l’année !

Les points forts du jeu : 

  • une bande son exceptionnelle. 
  • un scénario étonnant mais prenant. 
  • des acteurs magnifiques. 
  • un gameplay original. 
  • le mode multijoueur, comme expérimentation sociale vraiment unique. 
  • l’univers apocalyptique, tout simplement saisissant.

Les points faibles du jeu : 

  • un manque d’action sur certaines phases.
  • un jeu quelques fois répétitif. 
  • des phases de combats et d’infiltrations à revoir. 

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