
Après des années d’attente, Wolverine débarque enfin sur PS5. Mais entre les griffes en adamantium, les bastons ultra-violentes et les ambitions d’Insomniac Games, la question est surtout de savoir si Logan réussit à faire mieux que les excellents Spider-Man du studio. Spoiler : il ne joue clairement pas dans la même cour. Et c’est plutôt une bonne nouvelle.
Il fallait quand même oser.
Après avoir fait de Spider-Man l’un des super-héros les plus agréables à contrôler sur PlayStation, Insomniac Games décide de s’attaquer à un personnage qui fonctionne presque à l’opposé de Peter Parker. Pas de pirouettes au-dessus des rues de Manhattan, pas de blagues toutes les trente secondes et pas de balade tranquille entre deux missions.
Ici, on incarne Logan. Wolverine. Le type qui règle généralement ses problèmes avec trois choses : ses griffes, ses poings et une quantité assez inquiétante de violence.
Annoncé il y a déjà plusieurs années, Marvel’s Wolverine arrive finalement sur PS5 le 15 septembre 2026. Et Insomniac n’a visiblement pas cherché à faire un simple « Spider-Man avec des griffes ». Le studio propose une aventure beaucoup plus sombre, plus brutale et surtout plus linéaire.
Alors, est-ce que Wolverine mérite vraiment sa place dans la collection des grosses exclusivités PlayStation ?
Wolverine n’est pas Spider-Man. Et tant mieux
La première chose à comprendre avant de lancer le jeu, c’est qu’il ne faut surtout pas attendre un nouvel open world à la sauce Spider-Man.
Insomniac change complètement de formule.
Pas de gigantesque ville à parcourir pendant des heures à la recherche de petits collectibles. Pas de carte remplie de dizaines d’activités secondaires qui finissent parfois par donner l’impression d’avoir un deuxième boulot à côté du vrai jeu.
Marvel’s Wolverine privilégie une aventure plus directe et beaucoup plus cinématographique.
L’histoire emmène Logan dans différents endroits du monde, notamment les étendues sauvages du Canada, Tokyo et Madripoor. On passe donc d’une ambiance à l’autre avec une vraie volonté de faire voyager le joueur plutôt que de construire une seule immense zone ouverte.
Et, franchement, ça colle plutôt bien au personnage.
Wolverine n’a pas besoin de passer trois heures à photographier des pigeons ou à aider un voisin à retrouver son chat. Il a davantage le profil du mec qui entre quelque part, découvre qu’il y a 40 types armés devant lui et se dit : « Bon. On va faire ça à l’ancienne. »
Logan est particulièrement bien choisi
L’un des gros enjeux du jeu était évidemment de réussir son Wolverine.
Et sur ce point, Insomniac a compris quelque chose d’essentiel : Logan doit être brutal.
Pas simplement puissant. Brutal.

Les combats reposent énormément sur le corps-à-corps et sur l’agressivité. Les griffes sont évidemment au centre de l’expérience, mais Logan ne se contente pas de courir vers les ennemis en agitant ses lames comme un mix improbable entre un ninja et un ouvre-boîte.
Il donne des coups de poing, des coups de pied, enchaîne les attaques et utilise ses griffes pour découper ses adversaires.
Le résultat est volontairement beaucoup plus violent que dans les précédentes productions Marvel d’Insomniac. Le studio assume d’ailleurs complètement cet aspect avec des effets de sang et de démembrement, tout en permettant aux joueurs de modifier certains paramètres liés à la violence.
Et c’est probablement l’une des meilleures décisions du jeu.
Parce que Wolverine sans violence, c’est un peu comme un barbecue sans merguez : techniquement possible, mais pourquoi faire ?
Des combats qui veulent nous faire sentir la rage de Logan
C’est évidemment pendant les affrontements que Marvel’s Wolverine prend toute son identité.
Insomniac décrit son système de combat comme rapide, fluide et agressif, avec une mécanique pensée autour du maintien de la pression sur les ennemis. L’idée n’est donc pas de rester tranquillement à distance en attendant que les adversaires viennent mourir gentiment devant nous.
Il faut entrer dans le tas.

Les griffes peuvent être utilisées dans différentes situations et Logan dispose également de capacités liées à sa rage et à son fameux facteur guérisseur. Lorsqu’il est au bord de l’épuisement, sa capacité Last Stand lui permet notamment de puiser dans ses ressources pour survivre et repartir au combat.
C’est une différence importante avec Spider-Man.
Peter Parker est agile, aérien et extrêmement mobile. Wolverine, lui, donne davantage l’impression d’être une boule de muscles lancée à pleine vitesse dans une pièce remplie de types qui auraient probablement dû choisir un autre métier.
Et cette sensation de puissance est essentielle pour que le jeu fonctionne.
Un Wolverine qui encaisse… mais qui fait aussi très mal
L’autre particularité intéressante de Logan, c’est évidemment son facteur guérisseur.
Le personnage peut encaisser des dégâts considérables et récupérer progressivement. Cela change complètement notre manière d’aborder les combats.
On peut prendre davantage de risques.
Et c’est exactement ce que le jeu semble vouloir provoquer : une forme de confiance presque excessive.
On attaque un premier ennemi.
Puis un deuxième.
On se retrouve encerclé.
Normalement, on devrait reculer.
Mais on est Wolverine.
Alors on avance.
C’est probablement là que le personnage fonctionne le mieux : lorsque le gameplay nous pousse à adopter son état d’esprit plutôt qu’à simplement contrôler un personnage qui porte ses griffes.
Une aventure plus sombre que Spider-Man
L’ambiance est évidemment beaucoup plus adulte.
L’histoire s’intéresse notamment au passé de Logan, à son identité et à ses relations avec les autres mutants. Le scénario met également en scène plusieurs personnages connus de l’univers Marvel, notamment Jean Grey, Sabretooth et Mystique, tandis que Wolverine se retrouve confronté à une menace liée à Bolivar Trask et aux mutants traqués par les Reavers.

Insomniac promet ici une histoire originale plutôt qu’une adaptation directe d’un comic ou d’un film.
Et c’est une bonne chose.
Parce que Wolverine a déjà suffisamment d’histoires derrière lui pour qu’on n’ait pas forcément besoin de refaire encore et encore les mêmes épisodes de sa vie.
Le jeu cherche plutôt à exploiter son passé, ses conflits intérieurs et cette fameuse difficulté à savoir exactement qui est Logan derrière Wolverine.
Le jeu en met plein les yeux
Sur le plan technique, difficile de reprocher grand-chose à Insomniac.
Le studio maîtrise désormais parfaitement la PS5 et cela se ressent.
Les environnements sont particulièrement détaillés, les animations de Logan sont travaillées et les scènes d’action cherchent clairement à donner une impression de blockbuster interactif.
Le jeu profite également du SSD de la PS5 pour proposer des transitions très rapides entre les différentes zones. La DualSense est évidemment mise à contribution avec les vibrations haptiques et les gâchettes adaptatives.
Et sur PS5 Pro, Marvel’s Wolverine bénéficie en plus d’une version améliorée du PSSR, la technologie de reconstruction d’image de Sony, afin de pousser encore davantage la qualité visuelle et la fluidité.
Bref, si vous possédez une bonne télévision 4K et une PS5 récente, Logan devrait être plutôt à son avantage.

Mais tout n’est pas parfait
Et c’est là que le test devient intéressant.
Parce que si Marvel’s Wolverine réussit particulièrement bien ses combats et son ambiance, les premiers retours critiques soulignent aussi quelques limites.
La principale concerne justement cette volonté de proposer une aventure plus linéaire.
Après les grands espaces de Spider-Man, certains joueurs pourraient trouver l’exploration beaucoup plus limitée. Les environnements sont parfois très beaux, mais ils ne donnent pas forcément la même sensation de liberté.
Et ce n’est pas forcément un défaut en soi.
Le problème apparaît lorsque certaines phases d’exploration semblent finalement moins intéressantes que les combats.
Plusieurs critiques reprochent également au jeu un scénario qui n’atteint pas toujours la profondeur attendue d’une aventure consacrée à Wolverine. The Guardian souligne notamment que le personnage fonctionne très bien, mais que certaines parties du récit et des combats sont moins convaincantes.
Même constat chez plusieurs autres critiques : le système de combat est souvent considéré comme le gros point fort, alors que certaines mécaniques annexes et certains passages plus calmes semblent moins aboutis.
Une aventure qui préfère aller droit au but
Et finalement, c’est peut-être ce qui définit le mieux Marvel’s Wolverine.
Le jeu ne cherche pas forcément à être plus gros que Spider-Man.
Il cherche à être différent.
Plus direct.
Plus violent.
Plus sombre.
Et surtout plus concentré sur son personnage principal.

C’est un choix plutôt malin de la part d’Insomniac. Après plusieurs jeux Spider-Man basés sur de grands mondes ouverts, refaire exactement la même chose avec Wolverine aurait probablement donné un résultat beaucoup moins intéressant.
Ici, Logan traverse différents environnements et l’aventure enchaîne davantage les séquences d’action et les grands moments spectaculaires.
Certains joueurs apprécieront énormément cette approche. D’autres regretteront forcément l’absence d’un véritable monde ouvert.
Personnellement, c’est plutôt cette deuxième option qui me paraît la moins problématique : Wolverine n’avait pas besoin d’un immense open world. Il avait besoin de bons combats et d’une vraie histoire.
Et les contenus après l’aventure ?
Insomniac n’a pas complètement abandonné les joueurs qui aiment prolonger leurs jeux.
Une fois l’aventure terminée, plusieurs possibilités sont proposées dans le Nightmare Cabin : New Game+, nouvelles techniques, niveaux supplémentaires, rejouabilité des missions, défis Nightmare et mode Photo.
Le New Game+ devrait notamment intéresser les joueurs qui ont envie de retourner découper quelques Reavers après avoir terminé l’histoire.
Parce qu’entre nous, il y a toujours quelque chose de très satisfaisant à revenir dans un jeu avec un personnage complètement amélioré et à transformer les premiers ennemis en punching-balls sur pattes.
Un jeu clairement réservé aux amateurs de Wolverine
À qui s’adresse réellement Marvel’s Wolverine ?
Avant tout aux fans du personnage.
Si vous avez envie d’une aventure Marvel sombre, violente et centrée sur un héros beaucoup plus brutal que Spider-Man, le jeu coche énormément de cases.
Il devrait également séduire les joueurs qui apprécient les grosses productions solo PlayStation mais qui commencent à saturer des mondes ouverts gigantesques.

En revanche, si ce que vous aimez avant tout dans Spider-Man est la liberté de parcourir une immense ville, de vous balancer pendant des heures et de multiplier les activités secondaires, vous risquez de trouver Wolverine beaucoup plus sage dans sa structure.
Et c’est finalement assez logique.
Ce n’est pas Spider-Man avec des griffes. C’est Wolverine.
Alors, faut-il acheter Marvel’s Wolverine sur PS5 ?
Oui, si vous attendez depuis des années un vrai jeu Wolverine.
Insomniac a compris que le personnage devait avoir sa propre identité. Le jeu est plus brutal, plus sombre et beaucoup plus orienté action que les aventures de Spider-Man.
Les combats sont clairement au centre de l’expérience et constituent son principal argument. La mise en scène est ambitieuse, les environnements sont variés et l’utilisation de la DualSense participe à l’immersion.
Mais il faut aussi accepter les choix du studio.
Marvel’s Wolverine n’est pas le nouveau Spider-Man 3. Il ne cherche pas à reproduire son immense monde ouvert et ne possède pas forcément la même richesse dans l’exploration. Et les premiers tests montrent également que le scénario et certaines mécaniques secondaires ne sont pas toujours au même niveau que les meilleures productions d’Insomniac.
Mais ce n’est probablement pas très grave.
Parce que lorsqu’on lance un jeu Wolverine, ce qu’on veut avant tout, c’est sentir les griffes sortir, foncer dans le tas et avoir cette impression délicieusement brutale que les ennemis viennent de faire une énorme erreur de casting.
Sur ce terrain-là, Logan a clairement quelque chose à proposer.
Notre verdict
Marvel’s Wolverine est un bon gros jeu d’action solo comme on les aime, avec une vraie personnalité et surtout un personnage parfaitement adapté au gameplay d’Insomniac.
Il n’atteint pas forcément la maîtrise absolue des meilleurs Spider-Man du studio, notamment dans son écriture et certaines phases plus secondaires. Mais il réussit quelque chose de plus important : faire de Wolverine un héros jouable qui ne ressemble pas à Peter Parker avec trois lames au bout des doigts.
Et rien que pour ça, il était temps que Logan ait enfin droit à son grand jeu PS5.
Notre note : 8/10
On aime : les combats brutaux, l’ambiance plus adulte, la mise en scène, le personnage de Logan, la variété des environnements et l’utilisation de la DualSense.
On aime moins : une exploration parfois limitée, certaines mécaniques moins convaincantes et un scénario qui n’est pas toujours aussi profond qu’on aurait pu l’espérer.
Pour qui ? Les fans de Wolverine, les amateurs de jeux d’action solo et ceux qui veulent une aventure Marvel plus sombre et plus violente.
À éviter si : vous recherchez avant tout un énorme monde ouvert façon Spider-Man avec des dizaines d’activités secondaires.



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