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ANNABELLE : un manque de saveur pour une déception Amère

annabelle

Annabelle est donc le premier spin-off de la franchise The conjuring sortie l’an dernier. Introduite dans le film de James Wan et sans doute déjà avec l’idée de faire un film dessus, la poupée s’est donc vu offrir l’occasion d’atterrir en tête d’affiche. Un projet confié à John Leonetti, un réalisateur qui n’est pas étranger au genre de l’horreur ainsi qu’à la franchise The conjuring, puisqu’il a notamment travaillé en tant que directeur de la photographie sur The conjuring ou encore les deux premiers Insidious. Autant dire que le cinéaste était déjà préparé au genre, mais cette fois-ci il passe devant la caméra. Une idée qui semble tomber sous la logique, mais le résultat tend à se poser des questions sur ce choix.

 

Annabelle partait avec l’avantage de s’être attirée l’amour du public dans le film de James Wan, rendant l’accueil du film par le public beaucoup plus simple et donnant donc au film un public déjà tout visé. Force est de constater que si l’idée de base pouvait laisser présager un bon film du genre, ce qui a été fait avec le film relève un poil du gâchis. En effet, l’un des premiers défaut que l’on pourrait pointer du doigt est sans doute le manque d’ambition global du film, mais aussi et surtout le manque d’ambition niveau réalisation. On sent constamment l’influence de la caméra de James Wann durant tout le film sans pour autant parvenir à en tirer toute la quintessence de celle-ci, provoquant un simili de copie et une impression de déjà-vu qui ne quitte jamais le spectateur sur l’ensemble du film. Si les vingt premières minutes laissent penser que le film sera une réussite, cette pensée nous quitte au fur et à mesure que les minutes défilent. S’enfonçant de plus en plus dans la facilité, le manque d’originalité, des jumps scare ratés.

 

La faute n’est pas tant à mettre du côté du casting qui malgré ce qu’en font le scénario propose des acteurs crédibles, même si on sera sans doute choqué par le manque d’expression globale de l’actrice principale, nous empêchant de ressentir une quelconque empathie pour son personnage. Malheureusement, c’est un constat que l’on peut faire sur l’ensemble des personnages, tant principaux que secondaires. Une nouvelle fois le manque de prise de risque et d’ambition est clairement à pointer du doigt sur ce genre de problème. On ne peut être que sidéré lorsque l’on nous propose autant de personnages secondaires sans en faire quoi que ce soit qui justifie leur présence et le rendant inutiles et transparent n’aidant clairement pas le film à camoufler ses problèmes.

 

film critique Annabelle

Rappelons nous que le but même des films du genre horreur est d’effrayer le spectateur, peut importe les techniques utilisées que ce soit des Jumps scare, des jeux de lumières, des effets sonores. A nouveau, Annabelle se paie le luxe d’échouer sans son plus grand objectif. Pire même, avec une promotion axé sur la poupée, faisant même d’elle la tête d’affiche du film la déception est immense lorsqu’après avoir fait le bilan on ne se rend pas compte qu’elle n’est utilisée qu’une poignée de minutes sur l’ensemble du film. Ce qui la fera paraitre un peu à l’image du reste du film, totalement transparente et on en oublierait même qu’elle était supposée être la menace principale du film. Inutile également de préciser que les pseudo prétexte du scénario pour expliquer l’ensemble, tombe à l’eau et ne sont pas très recherchés, mais après une heure de film on ne se fait plus vraiment d’espoir sur l’originalité du film.

 

Attention tout de fois à ne pas s’y méprendre, le film n’est pas mauvais et n’est pas un ratage complet. Il parviendra même à offrir quelques bonnes séquences et quelques sursauts bien placé. Par ailleurs, son manque d’ambition générale et son classicisme viennent plomber tout l’intérêt du film où finalement tout parait louper le but visé. Un divertissement qui peut être conseillé seulement si vous n’êtes déjà pas lassé d’une formule qui commence clairement à s’essouffle. Annabelle n’est peut-être que la continuité des films d’horreur de cette année, un genre qui n’a pas franchement brillé au cinéma en 2014 et qui commence clairement à démontrer une lassitude dans la formule utilisée.

 

La bande annonce :

 

Anthony Corbelli (56 Posts)

Il y a bien longtemps dans une galaxie lointaine, très lointaine... Un jeune passionné de cinéma, de jeux vidéos et de culture geek.


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3 comments

  1. C’est amusant car ce n’est absolument l’avis de ma moitié et notre fille lors de l’avant premier. Comme quoi l’impression que l’on a d’un film est quelques chose de très personnel ^_^
    Le contrat du film est de faire peur et de ce côté le contrat est rempli. D’ailleurs, il y a certaines scènes où le réalisateur fait preuve d’originalité comme la scène du miroir par exemple.
    En conclusion, c’est un bon film dans le genre épouvante de l’avis de ma moitié et ma fille ^_^.

  2. J’ai entendu des commentaires très mitigés sur ce film… je pense que je le verrai, mais pas au cinéma: les films d’horreur au cinéma me font beaucoup plus peur que sur petit écran, et la revoir cette poupée en grand, euh non je ne pourrai pas. J’ai été un peu trop traumatisée par Conjuring.

  3. Je suis allé le voir au cinéma jeudi dernier… Déception. Payer 8,80€ (tarif étudiant…) pour découvrir, pour la première fois au cinéma, un film d’horreur. Pas vraiment effrayant ce film, surtout que les quelques scènes intéressantes ont été diffusées dans… la bande-annonce. Alors forcément, le côté surprise s’est évaporé. Pas étonnant qu’à la fin du film la déception était grandement perceptible dans la salle.

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