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David Bowie est mort… hommage d’un fan éploré

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Le Site officiel de David Bowie a officialisé la triste nouvelle. L’immense chanteur britannique nous a quitté cette nuit, paisiblement et entouré de ses proches, après 18 mois de lutte acharnée contre un cancer. C’est le choc. Après 2 albums préparés dans le plus grand secret, The Thin White Duke n’a pas pu s’empêcher de nous faire une énième surprise. Pas la meilleure. De celles qui ne font pas rire. Le chagrin est immense et je ne peux m’empêcher de revenir sur l’immense carrière de Bowie.

 

Bowie nait Jones en 1947

David Robert Jones est né en 1947, au milieu de tous les chanteurs et musiciens britanniques qui changeront le monde 20 ans plus tard. Contemporain des membres des Beatles, des Stones, de Pink Floyd et de tant d’autres, il change son nom en David Bowie pour éviter toute confusion avec l’alors célèbre chanteur des Monkees Davy Jones. Le jeune Bowie ne cessera de rechercher la célébrité. Pour preuve, une première apparition dès ses 17 ans pour un motif pour le moins farfelu, en tant que représentant de la Société pour la prévention de la cruauté contre les hommes avec des cheveux longs (sisi., je n’invente rien! Dans le texte: The Society for the Prevention of Cruelty to Long-haired Men).

 

Une première incursion dans la chanson

C’est dans la chanson qu’il connaitra un premier succès majeur avec Space Oddity. Une première version folk connaitra un succès mineur, mais la version plus rock va le faire littéralement exploser. C’est celle-ci qui servira de bande son sur la télévision britannique à l’alunissage de la mission Apollo 11 en 1969. Le 2e album est le bon, il est sur les rails, il pourra creuser le sillon de sa singularité. Un coup d’oeil dans le rétroviseur suffit pour comprendre la densité de son oeuvre. Pop, Rock, ambient, New Wave, Jazz, Jungle, Bowie a touché à tout, avec succès et avec toujours cette rigueur toute personnelle. Bowie a inventé des styles, lancé des modes, été un précurseur. De ceux que l’on respecte pour leur implication.

version folk:

version rock:

 

Des albums mythiques

Suivront deux albums adorés des fans. The Man who sold the World contient la chanson éponyme reprise par Kurt Cobain dans le MTV Unplugged de Nirvana en 1994. Paroles arrangées, appropriation de la chanson, des millions de fans pensent que la chanson est de Cobain lui-même… que nenni, Cobain vouait un culte à la chanson et à l’album. Rempli de pépites comme « All the Madmen » ou « Saviour machine », l’album est résolument rock et nihiliste. Inspiré par l’histoire de son frère à l’extrême fragilité psychologique, Bowie chante la folie et la schizophrénie. Il apparait sur la pochette en robe d’homme afin de créer le buzz, avec assez peu d’écho. En 1970, Janis Joplin et Jimi Hendrix squattent les ondes, l’ère psychédélique touche à sa fin et les fantaisies capillaires et mode du chanteur britannique ne convainquent pas grand monde. Pour le moment.

The Man who sold the world:

« Hunky Dory » est souvent considéré par les fans hardcore comme le meilleur album de Bowie. Life on Mars, Changes, Quicksand, les chansons gagnent en densité pop et touchent un public de plus en plus large. Mais ce n’est pas encore le succès planétaire escompté.

Life on Mars:

Heureusement, Bowie va mettre à profit sa faculté naturelle à piocher les bonnes idées. Marc Bolan explose avec Get it On, le Glam Rock commence à s’étendre sur les ondes. David Bowie flaire le filon et va incarner le Glam Rock à lui tout seul. Il devient Ziggy Stardust, la star venue de l’espace. Pour parfaire son personnage, il avoue sa bisexualité le 22 janvier 1972 à la presse et gagne une popularité immédiate. C’est l’explosion. Son passage à Top of the Pop avec sa chanson Starman va être le détonateur d’un succès fulgurant. Maquillé outrancièrement, vêtu de tenues extraterrestres, David Ziggy va libérer les esprits d’une jeunesse qui revendique sa singularité. Les images de Bowie en concerts à cette époque sont délirantes. Grimés, costumés, extatiques, les fans enterrent la beatlemania et engendrent un courant populaire court mais irresistible.

Starman à Top of The Pops:

Mais David Bowie ne veut pas se laisser enfermer dans le Glam Rock. Il sait que les modes sont fugaces et s’il veut durer, il doit se réinventer, ce qu’il fera inlassablement tout au long de sa carrière. Il enregistre Aladdin Sane (A lad insane?) et Diamond Dogs avant de mettre les voiles. L’annonce de sa fin de carrière sur la scène du London Hammersmith Odeon le 3 juillet 1973 n’est qu’un leurre. Si Ziggy est mort, David reste lui bien vivant.

Rock’n’Roll Suicide:

Suivra une première période américaine. Amaigri pour cause d’abus de cocaine de l’autre côté de l’Atlantique, David Bowie s’essaye avec succès aux sonorités chaudes et cuivrées de la Motown. Son album Young Americans surprend et enchante. Visiblement pas au mieux, David Bowie tente la sortie de secours et va enregistrer une trilogie mythique.

Young Americans:

Low, Heroes et Lodger composent la trilogie berlinoise. Loin d’avoir été enregistrée uniquement dans l’ancienne capitale alors divisée par le mur de la honte, elle marque néanmoins l’avènement de sonorités froides et électroniques chères aux années 80. Aidé de son compagnon expert en ambiances novatrices Brian Eno, David Bowie va également faire appel à Robert Fripp pour ses sonorités de guitare si particulières et entendues notamment sur l’éternel Heroes.

Heroes:

Suivront des années 80 plus rémunératrices et plus dans l’air du temps. Jusque là constamment en avance d’une mode, David Bowie se cale sur l’air du temps. Epaulé par la superstar disco Nile Rodgers, il commet un Let’s Dane encore dans toutes les mémoires. Put on your red shoes and dance the blues…la chanson commence fort et les cuivres lui donneront cette enthousiasmante couleur qui fera remuer les popotins sur les dancefloors du monde entier. Si 1983 est l’année du Thriller de Michael Jackson, la 2e chanson la plus jouée et écoutée cette année là est…. Let’s dance.

Let’s dance:

Les années 80 verront son aura artistique décliner tandis que sa popularité atteindra des plafonds. Tournées sold out, rentrées d’argent, Bowie se rassure. Après avoir été entubé pendant toutes les années 70 par son démoniaque manager Tony DeFries, Bowie signe un contrat mirifique à l’orée des années 80 pour se remplir les poches. Et si la décennie commence très bien avec un Ashes to Ashes qui ressuscite le Major Tom de Space Oddity, le reste de la discographie sera plus oubliable. Je vous conseille d’ailleurs le film « Velvet Goldmine » pour une vision fantasmée de la folie Ziggy Stardust.

Ashes to Ashes:

Les années 90, 2000 et 2010 verront David Bowie incessamment surprendre avec des albums originaux et novateurs. Earthling, Reality, The Newt Day, Bowie est caché dans un coin de la lucarne. Plus loin du premier plan, mais toujours présent. Je garde un souvenir ému de sa tournée Reality, notamment un concert à Bercy gravé pour l’éternité dans ma mémoire… 23 octobre 2003, je viens de retrouver la date…

New killer Star:

Une riche carrière musicale, mais pas seulement. Un rôle marquant dans le Furyo d’Oshima, une prestation surprenante dans Les Prédateurs de Tony Scott, une apparition dans Le Prestige de Christopher Nolan, David Bowie a touché également au cinéma. Mais surtout une éclosion marquante dans L’homme qui venait d’ailleurs. En Thomas Jerome Newton, il revêt le costume qui le mènera vers la trilogie berlinoise.

L’homme qui venait d’ailleurs:

Cette plongée dans l’univers de David Bowie est forcément incomplète et parcellaire. Mais elle fait du bien. Je regarde les informations, en boucle, triste et hagard. Personne n’attendait une telle nouvelle. Une récente rumeur avertissait déjà de sa disparition. Démentie, elle ne fut malheureusement qu’un prémisse à l’inéluctable. Bowie était gravement malade, nous l’apprenons avec tristesse. L’animal savait jouer des tours, son dernier ne sera pas le meilleur. Nous pensons à l’artiste, à son oeuvre, à son existence inégalable. La journée va retentir de ses chansons, inlassablement…

Stanislas Claude (209 Posts)

Critique de cinéma sur CulturAddict, le site culture qui monte, car la culture est une drogue dure et sur Publik'Art. Passionné par la mode et ouvert sur le monde du Gentleman Moderne


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2 comments

  1. Prescillia Maritano

    Une légende qui s’éteint … 🙁 A croire que cette année, c’est toute une génération qui va s’éteindre… Galabru, etc… Bizx & merci pour cet article Hommage ♥

  2. Merci Prescillia, j’écoute ses chansons en boucle…

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