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Critique du film LES GARDIENS DE LA GALAXIE : La pépite made in Marvel

gardiens de la galaxie

Disons-le d’entrée, nombreux ont été dubitatifs lorsque Marvel Studios annonce l’adaptation au cinéma de leur comics Guardians of the galaxy. En effet, l’annonce divise, certains voyant même un échec majeur pour le studio aux héros. Il faut dire que le projet a de quoi faire polémique puisque deux des protagonistes sont assez particuliers et pour cause l’un est un raton laveur, Rocket Racoon, qui parle, marche et ne se retient pas d’utiliser de nombreuses armes et l’autre est un arbre, Groot qui ne sait dire qu’une seule chose « I am Groot ».  Pourtant, après la diffusion du premier trailer une espèce d’excitation générale débute, les esprits changent clairement et le film passe alors du statut de futur échec à celui d’un des films les plus attendus de l’année. C’est tout cet engouement qui va permettre aux Gardiens de la galaxie de pulvériser le record d’entrée lors de sa sortie au Etats-Unis, record qui était précédemment détenue par le troisième opus de la saga Jason Bourne. Alors que le film est sorti mercredi en salle, les Gardiens de la galaxie est-il réellement en passe de devenir la nouvelle poule aux œufs d’or des studios Marvel ?

 

 

Depuis quelques années maintenant la machine Marvel est bien huilée et leur intention de créer  un univers partagé et cohérent entre tous leurs films, est une de leur plus grande force. Depuis le premier Iron Man, nous avions le droit uniquement à des suites de leurs plus grandes franchises, Thor, Captain America. Les gardiens représentent donc bien plus qu’un nouveau film Marvel, il représente une toute nouvelle franchise dans cet univers partagé, ouvrant ainsi l’univers cosmique des Marvel au cinéma. C’est James Gunn, réalisateur ayant fait des débuts modestes, qui fût choisi pour donner vie à la nouvelle pierre de l’édifice Marvel.

 

Après une première séquence sur Terre mettant en scène la version jeune de  Jason Peter Quill le héros principal de ce space opéra, James Gunn ne tarde pas à nous donner un aperçu de ce qu’il nous a préparés pour les deux heures de film restant. Voilà ce qui va frapper instantanément le spectateur, l’esthétique du film. Le réalisateur qui a effectué un travail titanesque sur cet univers où chaque plan transpire la passion, l’amour et l’implication du cinéaste pour son film.  Tranchant carrément avec le pur style qu’on l’habitude d’adopter les Studios Marvel avec leur film. La séquence d’introduction le prouve une nouvelle fois en bousculant directement les habitués en proposant quelque chose de très drôle et très inspiré sur des fonds sonores très 70’s, divin.

 

Justement l’humour fait partie de l’une des très nombreuses qualités du film, plus d’une fois on se surprend à rire de plein cœur grâce à cette bande de loosers. En partie dût au soin de l’écriture qu’a appliqué James Gunn pour rendre son film absolument epic du début à la fin. Evidemment, Quill va être amené par une série d’évènements toujours très drôles et superbement rythmées, à rencontrer ces futurs partenaires qui deviendront  les futurs gardiens de la galaxie. Là encore, la rencontre de chaque personnage est un régal inégalé pour les spectateurs, s’affrontant les uns les autres, d’abord avec les mains puis ensuite en enchaînant les punchline salvatrices faisant résonner les sourires et les rires dans les salles de cinéma, nous donnant presque l’impression d’être redevenu de simples enfants.

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Contre toute attente, ce groupe qui n’en est pas encore un va devoir s’unir par des intérêts communs et découvrir qu’une tâche bien plus grande leur est destiné. C’est alors que ces joyeux lurons que l’on voit avec plaisir se mettre des bâtons dans les roues depuis le début du film, vont progressivement devenir une des équipes les plus bad-ass à n’en pas douté. Ce qui est assez intéressant  justement, c’est de voir cette équipe évoluée au cours du film, là encore l’écriture et le talent artistique du réalisateur rendent toutes ces progressions absolument jouissives pour les spectateurs. Toutefois, cette progression reste assez différente de celle que connaissant les Avengers, elle est ici moins maladroite.

 

Se lançant pour la première fois dans un space opéra, Marvel devait encore convaincre sur leurs capacités à créer un véritable univers inédit dans leurs films sans que le spectateur ait l’impression de reprise d’univers comme Star Wars/ Trek. Ce qui n’est absolument pas le cas puisque tout comme les autres points du film, là encore Gunn et son équipe ont réalisé un travail tout simplement exceptionnel en donnant vie à des décors et des personnages à couper le souffle. On pourrait pester contre un nombre peut être un peu léger de décors différents, mais les peu présent sont travaillés ( mention spéciale au knowhere), façonné de manière à immerger totalement les spectateurs, qui accompagnent véritablement les gardiens dans leurs péripéties à travers ces planètes. La 3D, souvent anecdotique également dans les productions du genre,  est ici plutôt bonne et très immersive, elle sert assez bien le film, attention tout de même elle aura tendance à donner mal aux yeux lors des séquences d’actions les plus rapides.

 

A l’inverse des autres films Marvel qui ont la mauvaise habitude de proposer de gros creux assez inintéressants en plein milieu de leurs  film, Gardians of the galaxy lui est mené d’une main de maitre avec un rythme parfait ne laissant aucune place à l’ennuie sans pour autant sacrifier la narration du film.

 

Les rares défauts du film sont à mettre sur le compte des méchants du film qui manque peut-être de profondeur et des passages réellement marquant ainsi ni Nebula, ni Ronan ne constitue de némésis aux gardiens réellement surprenant à l’inverse de l’ensemble du film. Les quelques apparitions de Thanos n’y changerons pas grand-chose.  Ainsi que peut être des scènes de combats trop rares pour Bautista en Drax, personnage qui nous laisse un peu sur notre faim.  C’est aussi parque l’alchimie entre nos cinq héros est si parfaite et la cohérence à l’écran crève les yeux que les vilains ressortent finalement assez fades, mais là encore c’est une habitude chez Marvel Studios.

 

C’est toute cette cohérence et en même temps cette prise de risque constante durant le film qui fait des Gardiens de la galaxie un film totalement à part des autres productions Marvel. C’est justement le contraste que propose le film avec une aventure à l’enjeu extrêmement sérieux et cette bande de loosers totalement déjantés  qui fait du film un rafraichissement total. Offrant son lot de scènes mémorables (la scène de la prison notamment), une mise en scène soignée, un univers fabuleux et un ton comique et décalé savoureux. Au final, le pari risqué de  Marvel se révèle devenir sa plus belle réussite depuis quelques années  et leur plus belle prise de risque depuis Iron man sortie en 2008. James Gunn n’y est surement pas étranger puisqu’il apporte au film toute sa passion, son amour et son implication.

 

On ne peut qu’encourager le public à se ruer dans les salles obscures pour découvrir cette pépite signé Marvel. Une véritable déclaration d’amour d’un cinéaste à ses nouveaux bébés. Un groupe qu’il retrouvera très vite puisque le deuxième volet est déjà programmé pour 2017.

 

La bande annonce :

Anthony Corbelli (56 Posts)

Il y a bien longtemps dans une galaxie lointaine, très lointaine... Un jeune passionné de cinéma, de jeux vidéos et de culture geek.


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3 comments

  1. Énorme critique Anthony !
    J’suis d’accord avec tout y compris les défauts.. J’ajouterais que pour les vieux geeks comme moi les nombreux clins d’oeil au Comics font très plaisir ! Notamment Cosmo le chien russe télépathe patron de knowhere ou Howard le canard..

    • C’est vrai j’en ai pas trop parlé parque malheureusement très peu ont compris les clin d’oeil mais étant un bon geek j’ai tout de suite hurlé en le voyant. Ainsi que la surprise de la scène post-gen… Tu comprendra je pense 😉

  2. A peu pres le même avis en ce qui me concerne.Je rajouterai simplement que j’ai beaucoup apprécié le fait que ces 4 (anti-)héros, compagnons d’ infortunes et d’aventure, drôles chacun dans leur genre , un rien looser, un peu clown soient tous brisés par la vie qui ne leur a pas fait de cadeau . Cette fragilité qui les rends aussi attachants les uns que les autres. Mais plus j’y pense et plus j’ai préféré Groot, pour son rôle comique mais aussi sa poésie .

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