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Critique du film 47 RONIN : un fiasco à Hollywood

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La critique du film 47 RONIN de Carl Rinsch avec Keanu Reeves, Hiroyuki Sanada et Kô Shibasaki. Le film est sorti dans les bacs depuis le 5 août. 

 

Le mythe des quarante-sept ronin est fondateur au japon, racontant la légende de 47 samouraïs en quête de vengeance suite à l’assassinat de leur maitre. Cette grosse production Hollywoodienne de 2014 produit par Universal et réalisé par un petit nouveau Carl Rinsch peut d’ores et déjà être classée comme un des plus gros fiasco de ces dernières années. En effet,  avec un budget de 175 millions de dollars et de recettes s’élevant à peine au-dessus des 40 millions 47 Ronin peut être considéré comme un des gros fiasco de cette année 2014.

 

Le film de Carl Rinsch est l’archétype du film à mi-chemin entre le nanar et le film sympathique, même s’il tient plus de la première catégorie. Pourtant, tout n’est pas foncièrement mauvais dans ce 47 Ronin, à commencer par un visuel et des panoramas assurant le long de ses deux heures un show visuel très fantaisiste et réussi. L’harmonie et le récit dans ses côtés fantastiques est donc assez rafraîchissant et parviendra à nous tenir les 120 minutes de film. Les traditions japonaises, les costumes, les décors, tous chatoyants et emmenants le spectateur à l’émerveillement quasi-continue et cela même dans son dénouement où le happy end traditionnel laisse place au méticuleux respect des valeurs japonaises. La chorégraphie des duels aux sabres et des combats en général respectant aussi les canons des films asiatiques.  On pourrait même lui apprécier son côté fantasy si toutefois on y est réceptif.

 

En cherchant bien on pourrait tirer du film deux ou trois plans sortants du lot, mais ce serait bien là les seuls à sauver. L’un des principaux handicape du film tient dans son casting et sa direction d’acteurs et c’est bien là où l’on sent tout le manque d’expérience du réalisateur. Avec un Keanu Reeves s’effaçant du film petit à petit jusqu’à finir par ne devenir qu’une présence dans le film, l’acteur qui a bien du mal à sortir la tête de l’eau depuis quelques années devra donc patienter encore un peu.

 

Le film pêche dans sa narration qui n’en finit plus de changer. Tantôt mélodrame  tantôt action ou même encore fantaisiste on se demande ou le studio a voulu amener son film qui au final est à mi-chemin de chacuns des genres sans vraiment se donner la peine de se forger une identité propre.

 

Étonnamment frustrant  47 Ronin est le parfait exemple d’un film qui semble avoir eu à affronter une production catastrophique parsemé d’un cahier des charges lourd et en essayant de mettre continuellement Keanu Reeves sur le devant de l’action. N’en reste pas moins que l’expérience que nous propose 47 Ronin est assez bonne laissant le spectateur apprécier les majestueuses contrées japonaises avec un respect des traditions assez sincères et touchantes. Comme tout naufrage financier, le film pourra certainement trouver un plus large public avec sa sortie en blu-ray et DVD.

 

La bande annonce :

Anthony Corbelli (56 Posts)

Il y a bien longtemps dans une galaxie lointaine, très lointaine... Un jeune passionné de cinéma, de jeux vidéos et de culture geek.


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