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Critique de la bande dessinée « Les Campbell, Tome 1 : Inferno »

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La critique de la bande dessinée Les Campbell, Tome 1 : Inferno de José-Luis Munuera (scénario et dessin) et Sedyas (couleurs). Editions Dupuis.

 

 

Résumé :

Suite à la mort de sa femme, Campbell s’est retiré de la piraterie pour aller s’isoler sur une île et s’occuper de ses deux filles, Icata et Geneva. Mais son passé de pirate finit par le rattraper suite à sa rencontre fortuite avec Carapepino, un pirate imbécile désireux de se faire bien voir par l’infâme Inferno qui a tué la femme de Campbell.

S’en suit une fuite endiablée pour la famille Campbell obligée de trouver un nouveau refuge tandis qu’Inferno continue de mettre en œuvre ses plans diaboliques.

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Notre avis :

Le monde de la piraterie a déjà inspiré nombre de bandes dessinées depuis le sanglant Barracuda jusqu’au cultissime Long John Silver. Cependant, ici, on est plus proche de La famille pirate que de Pirates des Caraïbes. Cette nouvelle série de pirates propose en effet une aventure plutôt orientée jeunesse et grand public. L’aspect sanguinaire et violent du monde des pirates y est peu présent au profit de personnages tout droits sortis d’un Walt Disney. D’un côté les bons et, de l’autre, les méchants. Bref, l’immersion pirate proposée par cette série d’aventure privilégie l’humour et l’aventure à la violence malgré quelques scènes plus obscures.

 

Pour autant, ce choix de ton n’empêche une bonne maîtrise de l’univers des pirates. Qu’il s’agisse des noms, des décors ou des costumes, nous retrouvons bien les codes pirates : du trésor à cacher jusqu’au perroquet moqueur en passant par quelques combats des mers. Mais surtout l’histoire se déroule dans une époque qui fait penser à la fin du 17ème siècle, ce qui correspond à l’âge d’or de la piraterie, sur fond de rivalité franco-anglaise dans des Caraïbes pleines de fantaisie. Pour ceux qui veulent se faire une idée, cela donne un rendu visuel proche de Pirate des Caraïbes mais version Famille Pirate.

 

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Au niveau du scénario, dans l’ensemble, c’est du classique pour du récit d’aventures, aussi bien au niveau des personnages que du déroulement de l’intrigue avec tout de même une bonne maîtrise du genre par José-Luis Munuera. Par ailleurs, l’histoire avance vite et propose quelques mystères qui donnent envie de lire les prochains tomes à venir. Car si l’on devine assez vite la relation entre Campbell et Inferno, c’est leurs parcours respectifs qui posent des questions notamment concernant la mort de la femme de Campbell. Dans ce récit, Munuera distille également des séquences « émotions »  pour permettre au lecteur de respirer et d’en apprendre un peu plus sur l’histoire. Notons aussi quelques clins d’œil, dans l’histoire et le dessin, à des séries franco-belges bien connues. On vous en donne un : à un moment donné un groupe de quatre méchants rappelant les Dalton dans leur apparence interviennent pour capturer les filles Campbell.

 

Parlons du dessin maintenant : typé jeunesse avec également un trait influencé par le manga, il  réalise de son côté un sans-faute. Il faut dire que Munuera est un dessinateur de talent et, si ce n’est pas déjà fait, nous vous invitons à découvrir son travail sur Fraternity (une référence qui permet de signaler que les personnages de Munuera gardent toujours leurs « gueules » habituelles alors que les séries n’ont rien à voir entre elles). Ici encore, le dessinateur propose un graphisme dynamique et percutant qui participe au rythme de l’intrigue. Le seul bémol concerne le découpage en « chapitres » puisque quelques pages ornementées d’une illustration viennent entrecouper plusieurs fois l’ouvrage ce qui casse le rythme. Cependant, ce procédé de découpage en scénettes intervient pour faciliter le changement de personnage ou de décor. Les couleurs vives de Sedyas participent également à la qualité du dessin.

 

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Conclusion :

Mélange d’humour et d’aventures sur fond de piraterie, la nouvelle série de Munuera s’adresse à un large public. Sans être révolutionnaire dans son genre, ce premier tome des Campbell, que l’on peut qualifier de série familiale divertissante, réussit toutefois à nous faire entrer dans une histoire prenante pleine de rebondissements. Le tout est bien servi par des graphismes de qualité. Bref, un ensemble plaisant où l’on ne s’ennuie pas bien que classique.  Dans le même genre de récit, nous pouvons vous conseiller Esteban, autre série d’aventure maritime de Matthieu Bonhomme chez Dupuis. Par contre, si vous voulez lire du récit de pirate bien sanglant, alors référez vous aux séries citées en début de chronique.

 

 

Titre : Les Campbell, tome 1 : Inferno
Scénariste / Dessinateur : José-Luis Munuera et Sedyas (couleurs)
Éditeur : Dupuis
Parution : Janvier 2014
56 pages
Prix : 13,95€

 

Romain Delannoy (11 Posts)

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